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Hagenbach, le retour
à Besançon

Posté le 10/12/2020


L’ancien gardien professionnel, notamment passé par Sochaux, Le Havre et Rouen, a été nommé nouvel entraîneur adjoint de Hervé Genet, en National 3. Presque un retour aux sources pour celui qui avait arpenté les bancs de touche du Besançon RC, avant d’autres belles années sochaliennes.



Beaucoup l’appellent « Claudy ». A Besançon, Jean-Claude Hagenbach (61 ans) est tout sauf en terre inconnue. C’est sur les rives du Doubs que l’Alsacien a terminé sa carrière de joueur. C’était en 1993, deux ans après l’appel d’un certain Jean-Marie Lawniczak, désireux de voir le portier en provenance alors du FC Rouen garder les buts d’un Besançon RC en reconstruction.

L’épilogue ne dit rien des promesses de l’aube. Pour le jeune gardien qu’il était au réputé ASCA Wittelsheim, elles avaient débuté à l’âge de 16 ans. « J’évolue alors en Division Honneur, dans ce club qui avait également vu débuter Albert Rust. C’est lui et Jean-Paul Pfertzel qui me conseillent d’aller faire un stage à Sochaux ». Dix jours plus tard, l’aventure « jaune et bleu » sera lancée. Elle durera quatre ans. Quatre années mémorables. « Devant moi, dans la hiérarchie des gardiens, j’avais Albert Rust et Joël Bats. Derrière, j’avais Franck Mantaux », retrace celui qui officiera en tant que doublure (Rust), lors de la campagne européenne du FCSM, en 1981. « Jacky Nardin avait dit que j’étais le premier gardien qu’il avait formé au centre de formation à être devenu pro derrière ».


L’indélébile marque franc-comtoise


Cette trace franc-comtoise le marquera. Malgré les cinq belles années passées au Havre, avec un titre de champion de France de D2, ou celles, toujours en Normandie, à Rouen, l’appel de Besançon coïncidera avec la venue de son fils, Antoine. C’est en l’amenant un après-midi à l’entraînement qu’une opportunité d’entraîner va se créer, après discussion avec Sylvain Matrisciano. « Je pouvais dégager du temps », relate l’intéressé. En ayant poursuivi ses études en parallèle du football, il avait rebondi, dans le privé, pour un gros groupe allemand, dont il était devenu un directeur de zone.

Entraînement des gardiens chez les jeunes, puis les « grands », la mission se poursuivra lors de l’arrivée de Stéphane Paille. Elle deviendra même à temps-plein lors de la dernière accession bisontine en Ligue 2, en 2003. « J’en garde forcément de bons souvenirs. La seule fausse note étant l’éviction maladroite, dans le timing, de Stéphane ». C’était une année plus tard, à l’été 2004, et le BRC, alors relégué en National, s’apprêtait à être dirigé par Bruno Génésio. « Hervé prend l’équipe six mois après et on avait fini la saison ensemble », remémore Claudy, tandis que le duo s’apprête à être reconstitué, plus de 15 ans après.
 

Passé aussi les centres de formation de Lyon et Strasbourg


Un laps de temps qui l’aura vu rouler sa bosse. Dès 2005, le centre de formation du FC Sochaux lui avait tendu la main. « J’y ai entraîné les 13 ans et les gardiens du centre pendant cinq ans ». Deux années durant, Jean-Claude intégrera ensuite le staff de l’équipe fanion. En Ligue 1, il évoluera aux côtés de Francis Gillot, lors d’une première saison ponctuée par la dernière qualification européenne en date du FCSM, puis lors d’une seconde, plus compliquée, partagée avec Mecha Bazdarevic et Eric Hély. Il rebondira avec plaisir au Centre, cornaquant pendant deux ans les U17 Nationaux talentueux (Thuram, Onguené, Prévot, Robinet…), « avec qui je suis toujours en contact ».

Des piges suivirent du côté de Nyon, mais aussi à l’UEFA ou pour le compte de la fédération irlandaise, via le dispositif fédéral « dix mois vers l’emploi ». Il y a deux ans, après un bref passage chez les féminines du Racing Besançon, Bruno Génésio le fera venir à l’Olympique Lyonnais pour six mois. « Je souhaite à tout le monde de vivre ce que j’ai vécu dans ce club extraordinaire », confesse celui qui était en charge des gardiens du groupe « pros 2 », à côté du « policier » Cris.

Sans club depuis son passage au centre de formation du Racing Club de Strasbourg, que bichonne François Keller, Jean-Claude Hagenbach avait « des propositions à Besançon et dans le Haut-Doubs ». « Mais ma priorité était d’avoir un travail », ajoute-t-il, désireux « de se poser ». Sécurisé professionnellement, « Claudy » pourra retrouver, au Besançon Foot « où j’ai été très bien accueilli », le plaisir du terrain « avec un groupe de qualité ». Sa mission ? « Epauler Hervé, qui reste l’entraîneur principal, amener l’expérience que j’ai pu accumuler et de nouveaux exercices ». Il faudra pour cela prendre son mal en patience (« Là, pour l’instant, tu ne peux rien faire, car le football reste un sport de contacts… »), mais Jean-Claude Hagenbach est prêt.

Maxime Chevrier






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