Besançon Football - Site officiel du BF - Besançon Football

ACTUALITES





Posté le 18/08/2019

Cette cadence à tenir



L’intensité, quasi-permanente à Méziré, a surpris pour un match d’ouverture. Il a été de très bonne facture entre des Bisontins vraiment prometteurs en première période et des jeunes Sochaliens qui paraissent plus redoutables que la saison dernière. Equitable, le résultat nul (1-1) est riche d’enseignements.



L’opération est bonne, elle aurait vraiment pu être idéale. « Bien sûr que l’on a des regrets sur ce retour des vestiaires » a d’emblée lâché Victor Pillot. Derrière, le capitaine bisontin, au sein d’une charnière pourtant très sûre, avec Dirand, avait vu ces vagues sochaliennes, dix minutes durant, s’enchaîner avec le poison de la menace, distillé. La peur n’évitant pas le danger, le Besançon Foot devra se souvenir de l’expérience. « Je venais de dire à Vincent (NDLR : El Yacout), mon adjoint, qu’il fallait tenir un quart d’heure ». De cette vilaine gestion du temps faible, énoncée par Hervé Genet, il aura donc manqué cinq minutes. Elles coûtent deux points.

Il n’y avait, cela dit, pas eu beaucoup de surprises. Surtout pas de voir le puissant N’Tolla, qui aura mis au supplice El Achak une bonne partie de la rencontre, filer pour adresser le ballon de l’égalisation à l’ex-Bisontin N’Diaye (1-1, 55e). Très logique à ce moment-là, logique tout court, sans doute, même si, derrière, hormis une belle tentative de Jarmouni, juste au-dessus (69e), les fringants Sochaliens s’étaient heurtés à un roc. Car l’autre enseignement, bien plus positif, est bien là. A fortiori s’il est capable « de rendre plus longs [ses] temps forts », dixit Genet, le Besançon Foot pourrait être encore très dur à jouer, cette saison.
 

Dans les temps faibles, il faut la tête et les jambes


Le constat semble précoce, mais il résume le potentiel affiché, sur cette première explication qui valait indéniablement le haut de tableau de National 3. Le « plaisir et l’intensité » qu’ont retenu Monsoreau et Genet, qui s’y connaissent quand même un peu, ont été témoignés par tous. On a bien aimé, aussi, face à cette jeune garde sochalienne qui en fera souffrir beaucoup, ces quelques bribes de maturité, dans le jeu, qu’avaient parsemées les Bisontins, autour d’un Diaby véritable régulateur, dans l’entrejeu, quand tout roulait comme du papier à musique.

Il faudra donc que toutes ces belles choses, ces mouvements épurés, se prolongent, sur une heure voire un peu plus. « On a vu aussi qu’il y avait eu des différences physiques entre certains, en raison des préparations tronquées » a justement noté Victor Pillot. Quand tout le monde était encore à plein régime, sur cette première mi-temps qui a confirmé les essais préparatoires (Jura Dolois, Belfort, Valdahon), le Besançon Foot avait logiquement fait la différence. L’action avait été un copié-collé de ce que peut faire cette équipe. Mebrak et sa débauche d’énergie à montrer dans toutes les écoles, s’était faufilé, Mendes avait parfaitement joué de son physique pour jouer la remise sur un Dias que les Américains, en basket, appelleraient « clutch player ». Encore décisif, dans ces moments clés, le meneur de jeu bisontin avait armé une frappe sèche qui avait transpercé Long (0-1, 23e).

Les fameuses « bases », que Hervé Genet était content de revoir, sont là. Elles promettent. Mais elles doivent être entretenues et même améliorées. Alors que le domaine avait pourtant été ciblé aux vestiaires, les innombrables coups de pied arrêtés (surtout les corners) n’ont pas assez fait mal. La « percussion offensive », insuffisante aux yeux du technicien doubiste, et ce même si Batgi a touché un poteau qui aurait, lui aussi, pu changer la donne (59e), laisse également entrevoir une certaine allure de chantier, à ce niveau. Normal à cette période et même pas forcément inquiétant, les plans semblant bien dessinés.

Maxime Chevrier


Besancon FC





ESPACE PUB

Besançon FC