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Posté le 04/02/2018

Et au bout,
la lueur et l’espoir



Ce but magnifique, de l’entrant Kévin Atangana, est venu, in-extremis (1-1), récompenser une seconde période convaincante, face à l’un des cadors du championnat. Dans le scénario, bien sûr, mais tout autant dans le contenu, les ajustements et les valeurs, ce match contre Dijon pourrait compter.



Ça ne vaut pas une victoire. Surtout pour une équipe qui, comme l’an dernier et cela a sans doute une signification, se dirige vers un ratio important de résultats nuls. Mais dans une journée où la plupart s’est neutralisée, la parité que le Besançon Foot a su arracher est un bon résultat. D’abord, et c’est essentiel dans l’analyse, parce qu’il la mérite. Pour s’être battus, pour avoir tenté (NDLR : 11 tirs à 4), les Doubistes auraient définitivement été malchanceux de mordre la poussière, dans la droite lignée de l’enchaînement Sochaux-Racing.

Réclamé, le supplément d’âme qui aurait probablement donné lieu à un tout autre résultat, il y a deux semaines, a eu une incidence directe, face à une jeune garde dijonnaise qui a fini par perdre de sa superbe. « Pour avoir été footballeur, je sais aussi maîtriser l’art du contre-pied » a lâché Hervé Genet, qui préféra le velours à la cravache, après une mi-temps qui n’augurait rien de bon. Non seulement le DFCO avait affiché sa supériorité, avec pratiquement 60% de possession, mais les locaux, inoffensifs, n’avaient paru en mesure que de tendre le dos.
 

Que ce but a fait plaisir…


Qu’ils soient président, entraîneur ou joueurs, il y avait eu cette impression « d’être bien en place ». Peut-être. Encore que… Minimaliste, l’approche avait inévitablement exposé. Une perte de balle évitable et Rufli, en dépit d’une intervention féroce d’un excellent Cuenin, ne laissait aucune chance à Vauthey (0-1, 38e), lancé dans le but, et décisif en seconde période, sur un face à face avec Philippe (69e). A ce moment-là, l’équipe de David Linarès, contre favorable à l’appui, aurait eu une réussite insolente de faire taire un Besançon Foot nettement plus dangereux.

Inspiré dans ses choix (NDLR : titularisé en latéral gauche, Guillaume Lafrance a par exemple été irréprochable), Hervé Genet sut donc rassurer, puis rebattre ses cartes. Les entrées successives de Crolet et Atangana ont donné davantage de soutien à un M’Baiam qui, bien que toujours aussi précieux dans son rôle de fixation, en manquait terriblement. Et ce, malgré la partie très encourageante, côté droit, de Cyprien. L’avant-centre bisontin pourra logiquement se reprocher de n’avoir pas converti un ballon de but offert, mais raté de quelques centimètres, seul face à Allain (76e). « Une nouvelle fois, on a bien cru qu’on allait avoir tout contre nous » retraçait le président Samuel Kennel.

Sauf que cette fois, ressources physiques et mentales ont fait naître un bonheur qui doit en appeler d’autres. Sur une percée de Hakkar, mis en échec par Allain, Atangana, sans se poser de question, dans une analogie réelle de son but de début de saison face au Racing, égalisait avant de se jeter dans les bras de son entraîneur. Superbe joie collective en prime (1-1, 88e). Pour la première fois en seize matches, le Besançon Foot inscrivait un but décisif dans les cinq dernières minutes. Pas anodin et sans doute un signe fort qui doit encourager ce groupe. A celui-ci de vite engranger les points pour se maintenir. Il deviendrait alors, on en est certain, bien dur à manœuvrer.

Maxime Chevrier


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