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Posté le 05/10/2017

Un air de déjà vu…



Les Bisontins avaient déjà dû amèrement faire le deuil de deux points supplémentaires promis, dans le derby face au Racing. Pour la seconde fois à Léo-Lagrange, le match nul (2-2) concédé, contre Gueugnon à la dernière minute, fait rager autant qu’il laisse d’authentiques regrets.



Football et comptes d’apothicaires ne font que rarement bon ménage. Toujours est-il qu’avec un zeste - seulement - de caractère, Besançon serait ce matin sur le podium du championnat, nantis de quatre unités supplémentaires. On ne parle là que des points abandonnés en route, à Léo-Lagrange, face au Racing et donc Gueugnon, suite à des égalisations visiteuses aux 88e et 89e minute. Là encore, le sourire des Forgerons, face à la moue sévère des « Bleus », valait bien des résumés.

Les joueurs de Philippe Correia n’ont pourtant pas volé ce point acquis à force d’une évidente et louable conviction. D’abord parce que le Besançon Foot, comme dans le derby là aussi, a raté une très grosse balle de break. Un face-à-face, remporté par Bouchité (« qui nous sauve » dixit le coach bourguignon), alors que Golliard (surpris ?) s’était retrouvé dans une situation idéale, suite à un coup franc dévié (54e). On peut toujours se tromper, mais il nous semble que les débats auraient été pliés derrière.

 

Sur une transversale de 60 mètres…


A l’inverse, la suite n’a eu de cesse de mettre les locaux sur la brèche. « Car on a singulièrement manqué d’agressivité, en étant toujours dépassés à ce niveau » a analysé Hervé Genet. C’est une vérité, tant, et ce n’est pas une première là aussi, l’entrejeu a été en déficit, face notamment à l’excellent Benameur. En étant plus poussée, l’analyse renvoie invariablement à une nervosité qui est, elle aussi, récurrente. Cette équipe, si brillante dans un premier temps, s’est ensuite recroquevillée, par peur ou manque de vécu, et a fini par s’exposer naïvement. Les Bisontins pourront toujours se dire, et ils n’auront pas tort, que le penalty final accordé par M. Orta est franchement cruel, alors que Fr. Revuelta, lui-même, avouait avoir bien joué le coup, en influençant la décision arbitrale, avant d’exécuter la sentence avec sang-froid (2-2, 88e).

Mais sur cette action défensive de Courtot, qui écarta d’abord du bras le Gueugnonnais avant de le voir tomber une fois le retour protecteur de Golliard, l’arrière-garde doubiste a été prise en flagrant délit, au niveau de son placement. Le tout, sur un ballon complètement anodin, balancé dans la boite, depuis le camp gueugnonnais. « On ne peut pas prendre un tel but » résumaient Hervé Genet, et plusieurs garçons de l’équipe, alors que, comme à Pontarlier en ouverture, deux frappes cadrées adverses valaient autant de buts encaissés. Surtout que l’équipe, justement, s’était précédemment employée à contrecarrer un scénario qui avait déjà été contraire.

Alors que sa supériorité, évidente dans les 20 premières minutes, avait été récompensée par le but (comme l’action) limpide de M’Baiam (1-0, 12e), le Besançon Foot avait directement repris l’avantage, grâce à la rage de Cuenin, après un corner dévié (2-1, 35e). Ce n’était que quelques secondes après que Mamessier, de près, eut égalisé, dans un silence de cathédrale (1-1, 33e). In fine, ce sentiment du « tout à refaire » est exagéré, en cela que les garçons de Hervé Genet préservent leur invincibilité à domicile. Mais chacun a compris qu’ils devaient faire mieux. Ça passe par davantage de maturité. Dans le jeu, pour ne pas autant s’éteindre. Et globalement pour arrêter de se faire mal tout seul.

Maxime Chevrier


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