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Posté le 17/06/2017

De Morais, la rage au ventre


Sa dernière saison tronquée lui fait aborder son arrivée à Besançon la bave aux lèvres. Après six saisons passées à Pontarlier, Adrien De Morais veut débuter ce nouveau challenge bisontin sans la moindre réserve. Prometteur.



De Morais, c’est un peu ce gars que l’on croît présent sur les terrains régionaux depuis toujours, alors qu’il n’a que 26 ans. L’impression est flatteuse. Elle renseigne sur la marque que laisse le gamin de Gray, du genre passionné. Cet investissement sans limite s’est souvent retranscrit dans les fiches techniques des rencontres auxquelles il participait, en CFA 2 ou en DH.

De Morais qui joue, De Morais qui marque, c’était donc devenu une habitude, qu’on retrouvait dans le journal, celui qu’il aime dévorer. « Le lundi, je lis tout dans l’Est Républicain. Je suis capable de vous donner le classement de tous les joueurs de tennis » rigole ce bon vivant. Agent immobilier dans la puissante agence pontissalienne de Century 21, Adrien vit le sport comme un ballon d’oxygène. Il ne rechignera jamais à aller soutenir les équipes bisontines de handball. « Les gens me disent que je suis un peu fou, mais j’adore ça ». En dehors du travail, il recentrera donc la plupart de son temps dans la capitale franc-comtoise. Un choix qui lui va bien. « Je n’ai jamais pu quitter Besançon. Je connais tout le monde ici ».

 

« On peut faire quelque chose de beau »


Il retrouvera en plus de vieilles connaissances. Venu tenter sa chance, au BRC, en U19 Nationaux, le joueur avait été incorporé, en 2010, au groupe de Hervé Genet. Il avait même inscrit un but en CFA, lors d’un dernier match à Dunkerque qu’il n’est pas prêt d’oublier. Ce côté revival n’est pas le moins important chez le garçon. « Quand Alex Radreau (NDLR : directeur sportif) m’a appelé pour me dire que mon profil intéressait Hervé Genet, ça m’a fait quelque chose ». Bien que contacté par d’autres voisins, Adrien De Morais n’a donc pas hésité. « Même sans la fusion, j’aurais signé au BFC. J’arrive dans un lieu que je connais. J’ai joué avec Mat’ Gégout, me suis entraîné avec Ludovic Golliard, je connais Lucas Cuenin et apprécie Yohan Crolet. Tout ça compte ».

La dimension affective de l’homme ne fait pas l’ombre d’un doute. Elle doit retrouver ce plaisir qui s’était envolé chez lui. La faute à cette dernière saison qui ne doit pas gâcher, dans son esprit, la belle aventure de six ans, vécue à Pontarlier. Seule la fin aura été compliquée. Le 26 novembre dernier, « alors que je dois reprendre 75 minutes en DH », l’attaquant, dont le poste de prédilection « est dans l’axe », est victime d’un tacle à la 90e contre Belfort (2). Grosse entorse et deux métatarses cassés. La fracture ne sera pas que physique. Ce mauvais moment digéré, Adrien De Morais regarde la suite avec enthousiasme. « Il fallait que je vois quelque chose d’autre, ça arrive au bon moment. Je suis persuadé qu’on peut faire quelque chose de beau avec la fusion. Déjà l’année dernière, quand on me demandait qui allait monter, je répondais BFC, Pontarlier et un Parisien. Il y a de la qualité dans ce groupe ».

De son regard extérieur, la première recrue du Besançon Football a bien vu un vrai axe de progrès. « Je me souviens du match aller, qu’on est venu faire avec Pontarlier. Le BFC avait fait un très bon match. La seule chose qui faisait la différence chez nous, c’est notre rage de vaincre ». Le joueur décrit un quotidien pontissalien « où des petits matches d’entraînement où il y a 4-0 n’existent pas ». Il tient à perfuser le vestiaire bisontin de cet ADN. « Quand on arrive de Pontarlier, s’il y a bien une chose que l’on peut enseigner, c’est ça ». Ça tombe bien, Hervé Genet compte là-dessus.


Maxime Chevrier


Aux côtés de Hervé Genet, Adrien De Morais pourrait vite endosser un rôle de leader dans le vestiaire. Photo Frédéric Reynes


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